La Morvandelle 2017

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En ce samedi 1er avril 2017, était organisée la 14ème édition de la cyclosportive la « Morvandelle ». Comme à l’accoutumé, trois parcours étaient proposés : la Jean Paul GARDE sur 135 km pour un peu plus de deux milles mètres de dénivelée, la Denis JUSSEAU sur 104 km pour mille-huit-cent mètre de dénivelée et la Charly BERARD sur 53 km sous la forme d’une randosportive avec huit-cent mètres de dénivelée.

Adepte des longs parcours, je me suis tout naturellement inscrit sur la Jean-Paul GARDE. Et comme depuis trois éditions, j’étais accompagné de Thierry, jeunes retraité et « Néo Pro » au sein de l’équipe AS cheminots de Villeneuvois cyclisme. Depuis quelques mois, il déroule un plan d’entraînement drastique sous le contrôle de François son entraîneur alias « Le vieux ».  Aussi, c’est en toute logique qu’il est venu pour faire exploser les chronos sur sa nouvelle machine « Time ».

Depuis plusieurs jours, les bulletins météorologiques annonçaient une météo plutôt mauvaise pour ce premier jour d’avril. Nous avons donc longuement hésité avant de nous équiper, pleuvra, pleuvra pas ? La fraîcheur est au rendez-vous, et le ciel maussade aussi. La pluie nous accompagne même pour le retrait des dossards.

Le départ est donné à 13h30 à la Grande Verrière. Il s’agit pour moi d’une reprise en peloton et en course après ma grosse chute sur la Vaujany en juin dernier. Je ne suis pas stressé, mais j’avoue avoir besoin de reprendre mes marques au sein d’un peloton.

Traditionnellement, les premiers kilomètres de cette épreuve sont assez saccadés. Les accélérations y sont aussi brusques que les coups de freins peuvent être violents. Je reste donc sur la réserve et ne cherche pas à me faufiler vers l’avant. Deux chutes ont lieux devant moi dans les dix premiers kilomètres. J’arrive à les éviter. Passé la bifurcation à droite à Monthélon, les conditions de course s’améliorent. Les cadors partent devant. La progression devient alors régulière et je peux me concentrer sur la course. Pour cette première épreuve de la saison, je n’ai pas encore atteint mon pic de forme. Je suis là en entraînement pour préparer mon objectif de l’année que sont les 7 majeurs et manger notamment de la dénivelée. En toute logique Thierry part devant, il a un rôle à tenir. Je ne le reverrais plus avant l’arrivée. Je prends un groupe que je garderais presque jusqu’au final. Nous nous partageons le travail. Encore un peu lourd en ce début de saison, j’assure le travail sur le plat en emmenant le groupe et reste dans les roues en montée. Par moment, je suis en peu en deçà de ce que je pourrais faire sur le plat et parfois un peu en limite de zone rouge sur quelques montées. Je me sors plutôt bien du Mont Beuvray, Lors de la montée sur les Montarons mes jambes semblent se débloquer, le coup de pédale se fait plus léger, plus efficace. Au passage, je bats plusieurs records personnels. Sur l’ascension du Mont Préneley les choses sérieuses commencent. Il y a tout d’abord ceux qui décident de s’arrêter au ravitaillement. Ils perdront un temps précieux et ne nous rattraperont plus sous l’accélération des plus véloces du groupe. Il y a ensuite ceux qui lâchent en cours de montée. Je tiens, même si devant moi les choses s’accélèrent. Les premiers du groupe restent toujours en vue. Passé le sommet un petit groupe se reconstitue, j’en fais partie. Nous arrivons rapidement à Fâchin au pied du Haut Folin. Dès les premiers pourcentages ça accélère de nouveau ! Petit plateau de 36 dents et le 28 à l’arrière, je tiens encore. Mais les premiers commencent à faire le trou. Progressivement, le groupe s’éclate. Je ne suis ni dans les premiers, ni dans les derniers. Passé les premiers kilomètres d’ascension les vitesses se stabilisent, les écarts aussi. Comme dans le mont Préneley, les premiers restent en vue. Vient ensuite la seconde phase, les plus présomptueux commencent à lâcher. J’en reprends un premier, puis un second, l’ascension devient un combat personnel pour ne pas lâcher trop temps sur le chrono ! Le sommet du Haut-Folin approche nous sommes encore quatre dans un mouchoir de poche. Si les premiers ont déjà franchis la ligne d’arrivée, nous nous battons encore à la pédale pour boucler le grand parcours en moins de 5 heures. Je me lâche dans la descente du Haut-Folin tout en restant quand même sur mes gardes, car traditionnellement cette descente est assez technique avec ces gravillons ou débris dans certains virages, mais contrairement aux autres éditions précédentes, je la trouve plutôt propre. C’est grisant ! A partir de Saint Prix, j’attaque un véritable contre la montre pour passer la ligne en moins de cinq heures. 4h58 sera mon temps je suis satisfait pour une reprise. Après la traditionnelle séance photo avec Thierry je décide de rentrer en vélo sur Saint-Prix pour un petit décrassage d’après course. Sur le chemin du retour, je croise mes anciens compagnons de route. Un petit salut amical et des encouragements, nous nous reverrons sur d’autres épreuves…

Au final, je me classe, 137ème sur 162 au scratch et 31ème sur 43 dans ma catégorie. Je termine également onze places derrière Thierry l’espoir du club de Villeneuve-Saint-Georges.